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Résumé du "Petit traité de rétablissement de la France "

(en cours de parution)

 

Le Petit Traité de rétablissement de la France est à la fois une déclaration de mon attachement à la France, une critique sévère de son fonctionnement politique et administratif, et une proposition de reconstruction économique et sociale.

Je fais le constat d’une France affaiblie par l’endettement, la complexité fiscale, l’inefficacité de nos institutions et l’éloignement de ses dirigeants des préoccupations quotidiennes de la population. Toutefois, je suis persuadé que le redressement du pays reste possible, à condition d’engager des réformes profondes, de rétablir l’équilibre budgétaire et de replacer l’intérêt général au centre de l’action publique.

 

1. Une critique du fonctionnement politique et budgétaire actuel

La classe politique essentiellement, composée des professionnels médiatiques et institutionnels de la politique, est davantage préoccupés par leur carrière, leurs avantages et leurs intérêts électoraux que par l’avenir du pays. Ils sont surtout les professionnels d’un clientélisme électoral, de promesses non finançables, l’accumulation des dépenses publiques, mais manquent cruellement de compétences techniques face à leur responsabilités ministérielles.

Chaque ministère devrait être dirigé par un professionnel connaissant réellement son domaine. Le chef du gouvernement ou de l’État devrait agir comme un manager capable de coordonner des experts, de favoriser l’intelligence collective et d’adapter l’action gouvernementale aux réalités du terrain, plutôt que comme une figure d’autorité éloignée de la population.

Le fonctionnement budgétaire est également remis en cause. Nos dirigeants commencent par décider des dépenses étatiques avant de rechercher les recettes nécessaires pour les financer. Nous devons inverser cette logique et agir en bon père de famille : il faudrait d’abord connaître les ressources disponibles, puis de les répartir entre les dépenses liées aux priorités nationales clairement définies, et dans la limite de ces ressources. L’objectif principal serait de parvenir à un budget équilibré, voire excédentaire, afin de réduire progressivement la dette publique et de restaurer la capacité d’action de l’État.

 

2. Une réforme complète de la fiscalité

Le traité propose une forte simplification du système fiscal français, aujourd’hui composé de plus de 354 impôts, taxes, cotisations et contributions. Cette complexité est coûteuse, difficilement compréhensible et source d’inégalités.

La réforme envisagée repose notamment sur une réduction du coût du travail. L’auteur propose des taux plus simples et plus uniformes pour l’impôt sur le revenu, les cotisations salariales et les charges patronales. La fiche de paie serait limitée à quelques lignes essentielles : brut, charges salariales, charges patronales, net, impôt prélevé à la source. La baisse des cotisations permettrait simultanément d’augmenter le salaire net des travailleurs et de réduire les coûts supportés par les entreprises.

Selon le raisonnement que nous avons développé, l’argent rendu aux salariés et aux entreprises serait en partie réinjecté dans l’économie par la consommation, l’investissement, les créations d’emplois et les dividendes. La diminution initiale des prélèvements serait donc partiellement compensée par des recettes supplémentaires de TVA, d’impôt sur les sociétés et d’impôt sur les revenus du capital.

Nous souhaitons également réduire le taux normal de TVA, diminuer la fiscalité pesant sur les énergies, et supprimer la taxation de la taxe elle-même. Nous proposons de préserver davantage le pouvoir d’achat des personnes ayant besoin de leur véhicule, notamment dans les zones rurales et périurbaines.

Certains régimes bénéficieraient de mesures particulières et notamment :

-             Les agriculteurs seraient temporairement exonérés d’impôt sur le revenu et ne supporteraient qu’un prélèvement social forfaitaire, afin de préserver les exploitations et l’autonomie alimentaire du pays.

-            Les taxes peu rentables, dont le coût de collecte est supérieur à leur produit, seraient supprimées.

-            Les réductions et crédits d’impôt seraient également interrompus pendant la période de redressement des finances publiques.

Enfin, l’État devrait développer des ressources non fiscales : meilleure gestion et location de son patrimoine immobilier, prises de participation dans des entreprises stratégiques, création d’activités publiques rentables et valorisation des matières issues du recyclage.

 

3. Des dépenses recentrées sur les besoins essentiels

Les recettes disponibles devraient être consacrées en priorité aux missions jugées indispensables : la santé, la sécurité, la justice, l’éducation, l’alimentation, la défense et la réduction de la dette.

Dans le domaine de la santé, le traité défend l’accès gratuit de tous les citoyens à des soins efficaces. Il critique la séparation entre le budget de l’État et celui de la Sécurité sociale ainsi que l’organisation actuelle des hôpitaux publics et des cliniques privées. L’auteur envisage une réorganisation profonde du système : clarification des rôles respectifs du public et du privé, développement de maisons médicales de proximité, maintien de capacités hospitalières pour les crises sanitaires, renforcement des équipements diagnostiques et de la recherche médicale. Il souhaite également tendre vers une couverture maladie universelle pour tous.

Concernant l’éducation, le projet vise à restaurer l’autorité des enseignants et à recentrer les apprentissages sur les savoirs fondamentaux : français, mathématiques, histoire, langues et instruction civique. L’enseignement serait néanmoins rendu plus ouvert, avec davantage d’activités manuelles, artistiques et sportives afin que chaque enfant puisse identifier plus tôt ses compétences et son orientation professionnelle.

La sécurité et la défense seraient recentrées sur la protection du territoire national, la lutte contre la délinquance, les trafics et les violences. L’auteur souhaite relancer l’industrie de défense, renforcer les capacités de surveillance et assurer l’indépendance stratégique du pays.

L’agriculture et l’industrie agroalimentaire sont présentées comme essentielles à la souveraineté nationale. Les productions françaises devraient être privilégiées afin d’assurer un revenu digne aux agriculteurs, de sécuriser l’approvisionnement alimentaire et de garantir le respect des normes sanitaires françaises.

 

4. Une administration plus simple et plus proche des citoyens

Notre étude préconise de réduire le nombre de ministères, de fusionner les structures ayant des missions proches et de limiter les doublons administratifs. Les politiques du transport, du logement, de la ville et de l’aménagement du territoire pourraient ainsi être réunies au sein d’un même ministère.

Les services liés à l’emploi, à la formation et à l’accompagnement professionnel devraient être davantage centralisés autour d’un interlocuteur unique. Les embauches publiques seraient limitées et les départs à la retraite non systématiquement remplacés. Les économies réalisées devraient bénéficier directement aux usagers plutôt qu’au fonctionnement administratif.

Nous souhaitons par ailleurs redonner davantage de responsabilités aux communes et aux départements, considérés comme les collectivités les plus proches de la population. Le rôle des régions et des intercommunalités serait réévalué afin de réduire les échelons administratifs et les coûts de fonctionnement.

 

5. Travail, solidarité et protection de l’environnement

La valeur travail occupe une place centrale dans notre projet. Les aides sociales doivent continuer à protéger les personnes réellement fragiles, mais elles devraient être réformées afin que le travail soit toujours financièrement plus avantageux que l’inactivité. Les efforts demandés devraient être répartis équitablement entre les citoyens, sans privilèges ni différences injustifiées.

Sur le plan écologique, nous proposons de supprimer la majorité des primes individuelles à la transition énergétique, jugées coûteuses et parfois détournées de leur objectif. Un fonds destiné à la rénovation des bâtiments publics, au recyclage et à la création de centres de traitement des déchets est maintenu pour une réelle transition écologique publique.

La réindustrialisation du pays est considérée comme compatible avec la protection de l’environnement, à condition de maîtriser et de traiter les pollutions. Produire en France permettrait d’imposer nos normes environnementales maitrisées, de réduire les transports internationaux et de limiter les conséquences environnementales des délocalisations. Le réemploi, le recyclage, la réduction du plastique et une consommation plus raisonnée seront également encouragés.

 

Conclusion

Cet ouvrage défend une vision de la France fondée sur l’équilibre budgétaire, la souveraineté économique, la simplification administrative, la valorisation du travail et l’égalité entre les citoyens. Le redressement financier constitue la première étape indispensable : sans finances assainies, l’État ne pourrait durablement garantir la santé, l’éducation, la sécurité, l’alimentation et la protection sociale.

J’appelle les Français à dépasser les divisions politiques et sociales pour participer collectivement à la reconstruction du pays. Je m’inscris dans une démarche de responsabilité et de bon sens visant à rendre à la France son autonomie, sa prospérité, sa capacité de protection et son rayonnement.

 

 

Arnaud BOISNARD

 
 
 

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